🇫🇷 CAC 40

Actions à dividendes françaises : le classement 2026

Rendements, régularité et fiscalité des dividendes françaises pour un investisseur résident en France.

Valeurs suivies
35
Rendement moyen
4,03 %
Meilleur rendement
10,24 %
Retenue à la source
0 %
Éligible au PEA
Oui

Fiscalité en bref. Indice de référence : CAC 40. Retenue à la source appliquée par France : 0 %. Ces titres sont éligibles au plan d'épargne en actions.

Le plan d'épargne en actions est l'enveloppe naturelle pour les valeurs françaises. Après cinq ans de détention, les dividendes et plus-values échappent à l'impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux de 17,2 %, contre 30 % sur un compte-titres ordinaire. Sur un rendement brut de 5 %, l'écart représente environ 0,64 point de rendement net annuel, ce qui devient considérable sur plusieurs décennies de réinvestissement. Le plafond de versement est fixé à 150 000 euros. Une exception notable : les foncières sous statut SIIC sont exclues du PEA et doivent être logées sur un compte-titres.

Les trois meilleurs rendements françaises

Classement complet, 35 actions françaises

Actions à dividendes françaises, classées par rendement décroissant. Données indicatives au 30 juin 2026.
Valeur Rendement Dividende / action Fréquence Série Distribution Capitalisation Secteur
ICAD Icade 10,24 % 2,54 € Annuel 1 ans Payeur 92 % 1,9 Md € REITs et foncières
ENGI ENGIE 7,96 % 1,48 € Annuel 4 ans Payeur 68 % 45,0 Md € Services aux collectivités
RUI Rubis 7,69 % 2,03 € Annuel 4 ans Payeur 56 % 2,7 Md € Énergie
CA Carrefour 7,19 % 0,92 € Annuel 5 ans Payeur 58 % 8,6 Md € Grande distribution
ACA Crédit Agricole 6,71 % 1,10 € Annuel 4 ans Payeur 50 % 49,5 Md € Banques et finance
BNP BNP Paribas 6,62 % 4,79 € Annuel 4 ans Payeur 60 % 82,0 Md € Banques et finance
COV Covivio 5,89 % 3,10 € Annuel 3 ans Payeur 86 % 5,3 Md € REITs et foncières
TTE TotalEnergies 5,86 % 3,44 € Trimestriel 4 ans Payeur 45 % 131,0 Md € Énergie
ORA Orange 5,84 % 0,75 € Semestriel 2 ans Payeur 71 % 34,0 Md € Télécoms
LI Klépierre 5,71 % 1,85 € Annuel 4 ans Payeur 82 % 9,3 Md € REITs et foncières
EN Bouygues 5,43 % 2,00 € Annuel 4 ans Payeur 62 % 14,0 Md € Industrie
CS AXA 5,22 % 2,15 € Annuel 4 ans Payeur 60 % 89,0 Md € Assurance
RI Pernod Ricard 4,78 % 4,70 € Semestriel 3 ans Payeur 62 % 24,5 Md € Boissons
VIE Veolia 4,46 % 1,40 € Annuel 4 ans Payeur 62 % 22,5 Md € Services aux collectivités
SAN Sanofi 4,25 % 3,92 € Annuel 30 ans Aristocrate 55 % 115,0 Md € Santé et pharmacie
GLE Société Générale 4,07 % 1,74 € Annuel 4 ans Payeur 40 % 33,5 Md € Banques et finance
ML Michelin 3,99 % 1,38 € Annuel 4 ans Payeur 42 % 24,0 Md € Chimie et matériaux
FGR Eiffage 3,91 % 4,40 € Annuel 4 ans Payeur 42 % 10,6 Md € Industrie
DG Vinci 3,91 % 4,75 € Semestriel 4 ans Payeur 50 % 71,0 Md € Industrie
SW Sodexo 3,73 % 2,55 € Annuel 3 ans Payeur 52 % 10,0 Md € Restauration
PUB Publicis 3,65 % 3,60 € Annuel 4 ans Payeur 48 % 24,8 Md € Technologie
BN Danone 3,03 % 2,20 € Annuel 3 ans Payeur 56 % 46,5 Md € Alimentation
SGO Saint-Gobain 2,48 % 2,40 € Annuel 4 ans Payeur 34 % 47,0 Md € Chimie et matériaux
KER Kering 2,48 % 6,00 € Annuel 1 ans Payeur 78 % 29,5 Md € Luxe
MC LVMH 2,39 % 13,00 € Semestriel 4 ans Payeur 48 % 272,0 Md € Luxe
CAP Capgemini 2,38 % 3,40 € Annuel 4 ans Payeur 38 % 24,5 Md € Technologie
LR Legrand 2,15 % 2,20 € Annuel 18 ans Challenger 50 % 27,0 Md € Industrie
AI Air Liquide 1,85 % 3,30 € Annuel 32 ans Aristocrate 47 % 104,0 Md € Chimie et matériaux
EL EssilorLuxottica 1,73 % 4,30 € Annuel 4 ans Payeur 52 % 114,0 Md € Santé et pharmacie
SU Schneider Electric 1,63 % 3,90 € Annuel 14 ans Challenger 48 % 135,0 Md € Industrie
AIR Airbus 1,23 % 2,20 € Annuel 4 ans Payeur 38 % 140,0 Md € Transport et logistique
SAF Safran 1,17 % 2,90 € Annuel 4 ans Payeur 34 % 106,0 Md € Transport et logistique
RMS Hermès 0,73 % 16,00 € Annuel 4 ans Payeur 32 % 229,0 Md € Luxe
DSY Dassault Systèmes 0,72 % 0,25 € Annuel 14 ans Challenger 24 % 45,5 Md € Technologie
ATO Atos 0,00 % 0,00 € Variable 0 ans Payeur n.d. 400 M € Technologie

Le marché françaises et sa culture du dividende

Le marché français présente une caractéristique rare en Europe : une culture du dividende ancienne et un taux de distribution moyen élevé. Le CAC 40 verse chaque année des montants considérables, concentrés sur quelques poids lourds, énergie, luxe, banque, santé. La particularité locale est le calendrier : la très grande majorité des sociétés françaises versent un dividende annuel unique, détaché entre avril et juin après l'assemblée générale, quelques-unes seulement pratiquant l'acompte semestriel ou trimestriel. Un portefeuille exclusivement français produit donc un revenu très saisonnier, concentré sur deux mois de l'année. La crise sanitaire de 2020 a également interrompu la plupart des séries de hausses consécutives, souvent sous contrainte réglementaire pour les banques et les assureurs, ce qui explique que la France compte très peu d'aristocrates du dividende au sens strict.

Fiscalité des dividendes françaises pour un résident français

Les actions françaises constituent le cas le plus simple pour un résident fiscal français : aucune retenue à la source étrangère, aucun formulaire, aucun crédit d'impôt à réclamer. Le dividende brut est directement soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, prélevé à la source par l'établissement payeur sous forme d'acompte, puis régularisé lors de la déclaration de revenus. Ces 30 % se décomposent en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez lui préférer le barème progressif, qui ouvre droit à un abattement de 40 % sur le dividende brut ; l'arbitrage bascule autour de 24 % de taux marginal. Attention à une exception qui coûte cher : cet abattement ne s'applique pas aux distributions issues du résultat exonéré des sociétés d'investissement immobilier cotées, ce qui pénalise fiscalement les foncières françaises.

Quelle enveloppe privilégier

Le plan d'épargne en actions est l'enveloppe naturelle pour les valeurs françaises. Après cinq ans de détention, les dividendes et plus-values échappent à l'impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux de 17,2 %, contre 30 % sur un compte-titres ordinaire. Sur un rendement brut de 5 %, l'écart représente environ 0,64 point de rendement net annuel, ce qui devient considérable sur plusieurs décennies de réinvestissement. Le plafond de versement est fixé à 150 000 euros. Une exception notable : les foncières sous statut SIIC sont exclues du PEA et doivent être logées sur un compte-titres.

Points de vigilance

  • Le revenu d'un portefeuille exclusivement français est très concentré sur avril, mai et juin : diversifier géographiquement lisse la trésorerie sur l'année.
  • Vérifiez le siège statutaire et non le lieu de cotation : plusieurs valeurs du CAC 40 ont leur siège aux Pays-Bas, ce qui déclenche une retenue à la source néerlandaise non récupérable dans un PEA.
  • Les distributions de SIIC ne bénéficient pas de l'abattement de 40 % et sont exclues du PEA.
  • La concentration sectorielle du CAC 40 sur le luxe et l'énergie crée une exposition à surveiller.

Ces éléments fiscaux valent au moment de la rédaction. Les taux conventionnels et les modalités de récupération évoluent. Vérifiez-les auprès de l'administration fiscale ou de votre courtier avant toute décision. Consultez nos guides sur la fiscalité française, sur la retenue à la source et sur le choix de l'enveloppe.

Questions fréquentes sur les dividendes françaises

Les dividendes français sont-ils soumis à une retenue à la source ?

Non, pas pour un résident fiscal français. L'établissement payeur prélève un acompte d'impôt sur le revenu de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 17,2 %, mais il ne s'agit pas d'une retenue à la source étrangère : ces montants s'imputent directement sur votre impôt français lors de la déclaration.

Pourquoi la France compte-t-elle si peu d'aristocrates du dividende ?

Principalement à cause de 2020. La Banque centrale européenne a imposé la suspension des dividendes bancaires, et de nombreuses entreprises ont réduit ou supprimé le leur par prudence. Toutes les séries de hausses consécutives ont été rompues cette année-là. S'y ajoute une culture du dividende indexé sur le résultat plutôt que de la progression garantie, contrairement à la doctrine américaine.

Toutes les actions françaises sont-elles éligibles au PEA ?

Presque toutes, à l'exception notable des sociétés d'investissement immobilier cotées, expressément exclues par le régime fiscal. Vérifiez également le siège statutaire : quelques grandes valeurs cotées à Paris sont juridiquement néerlandaises ou luxembourgeoises, ce qui modifie leur traitement.

Quand sont versés les dividendes français ?

Très majoritairement entre avril et juin, après l'assemblée générale annuelle. Quelques sociétés versent un acompte à l'automne, et de rares grands groupes pratiquent le versement trimestriel. Consultez le calendrier des dividendes pour les dates de détachement à venir.

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Avertissement. Les informations publiées sur Dividending sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni une sollicitation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Vérifiez toujours les données auprès de sources officielles avant toute décision. Données indicatives au 30 juin 2026.