Actions à dividendes américaines
- Retenue à la source
- 15 %
- Éligible PEA
- Non
- Valeurs suivies
- 66
- Rendement moyen
- 3,14 %
Voir le classement
🌍 10 marchés
Deux actions au même rendement brut ne versent pas le même revenu net selon leur place de cotation. Retenue à la source, crédit d'impôt conventionnel, accès au PEA, devise : voici ce que change réellement le pays, pour un investisseur français.
Le pays de cotation est la variable la plus sous-estimée d'un portefeuille de dividendes. Un investisseur français qui achète une action suisse à 4 % de rendement affiché voit d'abord partir 35 % du versement, retenus à Berne. Sur la même ligne cotée à Paris, il ne perd rien à la source. Avant même de parler d'impôt français, l'écart de revenu atteint plus d'un tiers, pour un rendement brut identique et un risque d'entreprise comparable.
Trois mécanismes se superposent. Le premier est la retenue à la source : le pays d'origine prélève sa part avant que l'argent ne parvienne à votre intermédiaire, à un taux qui va de 0 % en France et au Royaume-Uni à 35 % en Suisse. Le deuxième est le crédit d'impôt conventionnel : la convention fiscale signée par la France vous rend en général l'équivalent de 15 %, à condition de le déclarer, un formulaire 2047 oublié, et cet argent reste définitivement perdu. Le troisième est le choix de l'enveloppe : seules les sociétés de l'Union européenne et de l'Espace économique européen entrent dans un PEA, où les dividendes échappent à l'impôt sur le revenu après cinq ans et ne supportent plus que 17,2 % de prélèvements sociaux à la sortie.
Ce triple filtre change complètement les arbitrages. Une valeur allemande subit 26,375 % à la source et n'en récupère que 15 par convention, mais elle est éligible au PEA, où, précisément, aucun crédit d'impôt n'est imputable. Une valeur britannique ne subit aucune retenue mais reste hors PEA depuis le Brexit. Une valeur américaine impose de signer un formulaire W-8BEN auprès de son courtier pour bénéficier du taux conventionnel de 15 % au lieu de 30 %. Chacune des 10 pages ci-dessous chiffre ce parcours pour le marché concerné, et indique l'enveloppe à privilégier.
Aucun de ces frottements ne justifie de renoncer à la diversification internationale : un portefeuille concentré sur le seul CAC 40 supporte un risque de concentration bien plus coûteux qu'une retenue de 15 %. Ils justifient en revanche de loger chaque ligne au bon endroit. Pour aller plus loin : la retenue à la source en détail et PEA ou compte-titres.
10 déjà alimentés par le panel
France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Belgique
France et Royaume-Uni
sur 176 valeurs suivies
Les 10 pages pays
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Voir le classement
Synthèse
| Marché | Indice | Devise | Retenue à la source | PEA | Valeurs | Rendement moyen |
|---|---|---|---|---|---|---|
| États-Unis | S&P 500 | USD | 15 % | Non | 66 | 3,14 % |
| France | CAC 40 | EUR | 0 % | Oui | 35 | 4,03 % |
| Royaume-Uni | FTSE 100 | GBP | 0 % | Non | 22 | 4,77 % |
| Allemagne | DAX | EUR | 26,375 % | Oui | 12 | 3,97 % |
| Espagne | IBEX 35 | EUR | 19 % | Oui | 10 | 5,22 % |
| Pays-Bas | AEX | EUR | 15 % | Oui | 8 | 3,09 % |
| Canada | S&P/TSX | CAD | 15 % | Non | 6 | 4,02 % |
| Italie | FTSE MIB | EUR | 26 % | Oui | 6 | 4,66 % |
| Suisse | SMI | CHF | 35 % | Non | 6 | 3,99 % |
| Belgique | BEL 20 | EUR | 30 % | Oui | 5 | 4,67 % |
Taux conventionnels usuels, à titre indicatif, relevés le 30 juin 2026. Le taux effectivement appliqué dépend de votre intermédiaire et des formalités accomplies auprès de l'administration étrangère. Voir aussi le screener complet, les 18 secteurs et les aristocrates du dividende.
Avertissement. Les informations publiées sur Dividending sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni une sollicitation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Vérifiez toujours les données auprès de sources officielles avant toute décision.
Non, pas dans la plupart des cas. Les conventions fiscales signées par la France prévoient un crédit d'impôt égal à la retenue conventionnelle, généralement 15 %, imputable sur l'impôt français dû au titre de ces mêmes dividendes. Encore faut-il la déclarer sur le formulaire 2047 puis la reporter en case 2AB de la déclaration 2042. Non déclarée, elle est perdue.
Les sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen : France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Belgique. Le Royaume-Uni en est sorti après le Brexit, et la Suisse, les États-Unis et le Canada n'y ont jamais été éligibles. Ces marchés se logent donc obligatoirement sur un compte-titres ordinaire.
Pour la simplicité, oui : aucune retenue étrangère, aucune ligne supplémentaire à déclarer, et un accès direct au PEA. Mais concentrer un portefeuille sur un seul marché revient à parier sur une seule économie, une seule devise et un seul régime fiscal. La perte liée à une retenue de 15 % pèse en général moins lourd qu'un défaut de diversification.
Oui, sur toute valeur cotée hors zone euro. Un dividende versé en dollars, en livres ou en francs suisses est converti au cours du jour de paiement : une baisse de 10 % de la devise ampute votre revenu d'autant, indépendamment de la santé de l'entreprise. C'est un risque à assumer sciemment, pas à découvrir après coup.