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Simulateur d'intérêts composés des dividendes

Projetez la valeur de votre portefeuille et votre revenu de dividendes sur trente ans en réinvestissant chaque versement. Rendement sur prix de revient, tableau année par année, fiscalité optionnelle.

Valeur du portefeuille au terme 432 297 € après 25 ans, dont 332 297 € de gains
Total versé 100 000 € 10 000 € au départ + 300 € par mois
Gains cumulés 332 297 € soit 332 % du montant versé
Dividendes bruts la dernière année 31 938 € 31 938 € nets après fiscalité
Revenu mensuel au terme 2 662 € revenu net de la dernière année, lissé sur douze mois
Rendement sur prix de revient 31,94 % contre 4,0 % de rendement d'entrée

Croissance du portefeuille année par année

Année 1 Année 13 Année 25
Dividendes bruts encaissés sur toute la période somme des versements reçus, réinvestis ou non 229 240 €
Rendement courant en fin de projection dividendes de la dernière année ÷ valeur du portefeuille 7,39 %
Apport du réinvestissement écart avec la même simulation dividendes encaissés + 161 450 €
Valeur finale du portefeuille 432 297 €

Le détail année par année

Les dix premières années puis les cinq dernières. Le rendement sur prix de revient rapporte les dividendes de l'année au total versé depuis le début.

Projection année par année du portefeuille et du revenu
Année Total versé Valeur Dividendes bruts Net / mois Rdt. prix de revient
Année 1 13 600 € 14 451 € 486 € 40 € 3,57 %
Année 2 17 200 € 19 240 € 687 € 57 € 3,99 %
Année 3 20 800 € 24 404 € 914 € 76 € 4,39 %
Année 4 24 400 € 29 984 € 1 171 € 98 € 4,80 %
Année 5 28 000 € 36 025 € 1 461 € 122 € 5,22 %
Année 6 31 600 € 42 582 € 1 789 € 149 € 5,66 %
Année 7 35 200 € 49 713 € 2 161 € 180 € 6,14 %
Année 8 38 800 € 57 485 € 2 582 € 215 € 6,65 %
Année 9 42 400 € 65 976 € 3 059 € 255 € 7,21 %
Année 10 46 000 € 75 271 € 3 600 € 300 € 7,83 %
···
Année 21 85 600 € 272 588 € 17 994 € 1 500 € 21,02 %
Année 22 89 200 € 305 501 € 20 746 € 1 729 € 23,26 %
Année 23 92 800 € 342 639 € 23 933 € 1 994 € 25,79 %
Année 24 96 400 € 384 651 € 27 633 € 2 303 € 28,67 %
Année 25 100 000 € 432 297 € 31 938 € 2 662 € 31,94 %

Ce que simule réellement cet outil

La plupart des calculateurs d'intérêts composés appliquent un taux unique à un capital. Ce simulateur fait autre chose : il modélise un portefeuille d'actions, décrit par un nombre de parts, un cours et un dividende par part. Chaque mois, vos versements achètent des parts au cours du moment ; chaque mois, les parts détenues produisent un dividende qui, s'il est réinvesti, rachète de nouvelles parts. Une fois par an, le dividende par part est revalorisé du taux de croissance que vous avez choisi.

Cette mécanique produit deux effets distincts qui se cumulent. Le premier est l'accumulation de parts : versements et réinvestissements augmentent le nombre d'actions détenues. Le second est la croissance du dividende par part : les entreprises augmentent ce qu'elles versent pour chaque action. C'est la superposition de ces deux courbes qui explique pourquoi le revenu final dépasse si largement ce qu'un simple calcul de rendement laisserait attendre.

Choisir des hypothèses défendables

Le rendement du dividende est celui du portefeuille au moment où vous l'achetez. Un portefeuille européen orienté rendement se situe entre 3,5 % et 5 % ; un portefeuille de croissance du dividende, plutôt autour de 2 à 3 %. La croissance annuelle du dividende reflète le rythme de hausse décidé par les entreprises : 4 à 7 % correspond au comportement historique des sociétés matures et rentables. Il existe une relation inverse entre les deux : les rendements les plus élevés s'accompagnent presque toujours des croissances les plus faibles.

La plus-value annuelle du cours mérite une attention particulière car elle joue dans les deux sens. Un cours qui monte augmente la valeur du portefeuille, mais réduit le nombre de parts que chaque dividende réinvesti permet de racheter. Une hypothèse comprise entre 2 et 4 % reste prudente. Enfin, gardez à l'esprit que si la croissance du dividende dépasse durablement celle du cours, le rendement affiché finit par atteindre des niveaux que le marché ne tolérerait pas : le simulateur vous alerte au-delà de 12 %.

Comment lire le tableau et le rendement sur prix de revient

La colonne rendement sur prix de revient est la plus instructive du tableau. Elle rapporte les dividendes bruts d'une année au total réellement sorti de votre poche depuis le début. Contrairement au rendement classique, elle ne mesure pas ce que coûte une action aujourd'hui, mais ce que votre effort d'épargne vous rapporte. Elle progresse lentement les premières années, puis s'envole : c'est le signe que la capitalisation a pris le relais de l'épargne.

La ligne apport du réinvestissement compare la simulation à la même trajectoire avec des dividendes encaissés au lieu d'être replacés, dividendes perçus inclus, pour que la comparaison soit honnête. L'écart mesure exactement la valeur de la discipline de réinvestissement sur la durée retenue. Il est modeste sur dix ans et devient considérable au-delà de vingt.

Fiscalité, enveloppe et limites

Le choix de l'enveloppe pèse lourd sur la trajectoire. Dans un PEA, les dividendes se réinvestissent sans aucun prélèvement : laissez la fiscalité à zéro, en gardant en tête que 17,2 % de prélèvements sociaux frapperont le gain lors du retrait, après cinq ans. Sur un compte-titres, chaque dividende est amputé de 30 % avant d'être réinvesti : sur vingt-cinq ans, cette ponction annuelle réduit la valeur finale de l'ordre de 20 %, un écart que le comparateur PEA / compte-titres chiffre précisément.

Trois limites doivent être posées clairement. La simulation retient des taux constants, alors que les marchés progressent par à-coups : une même moyenne obtenue avec de fortes variations donne un résultat différent, généralement inférieur. Elle ignore l'inflation : 500 000 € dans vingt-cinq ans ne valent pas 500 000 € d'aujourd'hui, comptez une érosion d'environ 2 % par an. Elle ne modélise ni les frais de courtage, ni le risque de coupe du dividende, ni la faillite d'un émetteur. Utilisez-la pour comparer des scénarios entre eux, jamais pour prédire un montant.

Questions fréquentes

Comment fonctionnent les intérêts composés avec des dividendes ?

Chaque dividende encaissé sert à racheter des actions, qui verseront à leur tour un dividende l'année suivante. Le nombre d'actions détenues augmente donc sans nouvel apport, et le revenu croît pour deux raisons cumulées : davantage d'actions, et un dividende par action plus élevé. C'est la combinaison de ces deux effets qui produit une courbe exponentielle plutôt que linéaire.

Qu’est-ce que le rendement sur prix de revient affiché dans le tableau ?

Il rapporte les dividendes bruts d'une année au total réellement versé depuis le début, capital initial et versements mensuels compris. Il répond à la question : chaque euro que j'ai sorti de ma poche me rapporte combien par an aujourd'hui ? Il dépasse largement le rendement d'entrée au bout de quinze à vingt ans, sous l'effet conjugué du réinvestissement et de la croissance du dividende.

Quelles hypothèses de rendement et de croissance retenir ?

Pour un portefeuille européen orienté rendement, 3,5 à 4,5 % de rendement d'entrée et 4 à 6 % de croissance annuelle du dividende constituent une base raisonnable. Une plus-value du cours de 2 à 4 % par an reste prudente sur longue période. Méfiez-vous des combinaisons trop généreuses : un rendement de 7 % associé à une croissance de 10 % n'a jamais été soutenu durablement par aucune société cotée.

Faut-il appliquer la fiscalité dans la simulation ?

Cela dépend de votre enveloppe. Dans un PEA, les dividendes se réinvestissent sans aucun prélèvement tant qu'aucun retrait n'est effectué : laissez la fiscalité à zéro, et retenez que 17,2 % de prélèvements sociaux frapperont le gain au moment du retrait. Sur un compte-titres, les dividendes sont imposés chaque année : appliquez le PFU de 30 %, ce qui ampute la vitesse de capitalisation d'environ un tiers.

Pourquoi le rendement courant augmente-t-il au fil de la simulation ?

Parce que vous avez retenu une croissance du dividende supérieure à la progression du cours. Mécaniquement, le dividende par action rattrape puis dépasse le cours en rythme relatif, et le rendement affiché grimpe. Sur très longue période, le marché revalorise généralement le cours pour maintenir le rendement dans une fourchette stable : si le rendement final dépasse 10 %, rapprochez vos deux hypothèses de croissance.

Les autres calculateurs

Les informations publiées sur Dividending sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni une sollicitation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Vérifiez toujours les données auprès de sources officielles avant toute décision.