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Simulateur de fiscalité des dividendes

Comparez le prélèvement forfaitaire unique de 30 % et le barème progressif avec abattement de 40 %, retenue à la source étrangère et crédit d'impôt inclus. Résultat chiffré immédiat.

Net perçu dans votre situation 3 500,00 € taux effectif de 30,00 % sur 5 000 € bruts
Net au PFU 30 % 3 500,00 € taux effectif 30,00 %
Net au barème progressif 3 342,00 € taux effectif 33,16 %
Écart entre les deux options 158,00 € en faveur du PFU

Le prélèvement forfaitaire unique est plus favorable

Avec une tranche marginale à 30 %, le PFU vous laisse 158,00 € de plus que le barème. Ne cochez pas la case 2OP de votre déclaration.

Comparaison des quatre régimes

Net perçu selon le régime d'imposition
Régime Prélèvements Net perçu Taux effectif
Compte-titres, PFU 30 % 1 500,00 € 3 500,00 € 30,00 %
Compte-titres, barème + abattement 40 % 1 658,00 € 3 342,00 € 33,16 %
PEA de plus de 5 ans 860,00 € 4 140,00 € 17,20 %
PEA de moins de 5 ans 1 500,00 € 3 500,00 € 30,00 %

La ligne surlignée correspond à l'enveloppe que vous avez sélectionnée. Pour un compte-titres, c'est l'option la plus favorable des deux qui est retenue.

Détail : prélèvement forfaitaire unique

Dividende brut 5 000,00 €
Retenue à la source France, 0,00 % −0,00 €
Impôt sur le revenu taux forfaitaire de 12,8 % −640,00 €
Crédit d'impôt conventionnel imputable sur l'impôt sur le revenu + 0,00 €
Prélèvements sociaux 17,2 % du dividende brut −860,00 €
Net perçu 3 500,00 €

Détail : barème progressif

Dividende brut 5 000,00 €
Retenue à la source France, 0,00 % −0,00 €
Abattement de 40 % base imposable ramenée à 60 % du brut 3 000,00 €
Impôt sur le revenu base × TMI 30 % −900,00 €
Crédit d'impôt conventionnel + 0,00 €
Prélèvements sociaux 17,2 % du dividende brut −860,00 €
Économie de CSG déductible 6,8 % du brut déduits l'année suivante, à TMI 30 % + 102,00 €
Net perçu, effet CSG compris 3 342,00 €

Retenue à la source et crédit d'impôt

Les dividendes de source France subissent une retenue de 0,00 % avant versement. Sur 5 000 € bruts, 0,00 € sont prélevés à la source, et 0,00 € sont récupérés sous forme de crédit d'impôt imputable sur l'impôt sur le revenu au PFU.

Montant réellement encaissé sur le compte 5 000,00 €
Net en PEA de plus de 5 ans prélèvements sociaux de 17,2 % au retrait, aucun crédit d'impôt 4 140,00 €
Net en PEA de moins de 5 ans gain taxé à 30 % en cas de retrait anticipé 3 500,00 €

Simulation simplifiée. Ce simulateur ne remplace pas un conseil fiscal. Il ignore notamment le quotient familial, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, le plafonnement des niches, les frais déductibles et les particularités de chaque convention fiscale bilatérale. Vérifiez toujours votre situation auprès de l'administration fiscale ou d'un professionnel avant de cocher la case 2OP.

Deux régimes, un choix à faire chaque année

Depuis 2018, les dividendes perçus par un particulier relèvent par défaut du prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % du montant brut. Vous n'avez aucune démarche à faire, votre courtier prélève et reverse. L'alternative consiste à cocher la case 2OP de la déclaration de revenus pour soumettre l'ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers au barème progressif. Cette option est globale et annuelle : elle s'applique à tous vos dividendes, intérêts et plus-values de l'année, sans possibilité de panachage.

Comment se calcule chaque option

Au PFU, le calcul est immédiat : 12,8 % du brut au titre de l'impôt sur le revenu, 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Sur 5 000 € de dividendes, cela représente 640,00 € d'impôt et 860,00 € de prélèvements sociaux, soit 3 500,00 € nets.

Au barème, le dividende bénéficie d'un abattement de 40 % : seuls 60 % du montant entrent dans le revenu imposable, soit 3 000,00 € ici. Ce montant est ensuite taxé à votre tranche marginale. Les prélèvements sociaux, eux, restent calculés sur le brut intégral, sans abattement. S'ajoute enfin un avantage souvent oublié : 6,8 points de CSG sur les 17,2 % sont déductibles du revenu imposable de l'année suivante, ce qui représente une économie de 102,00 € pour une tranche à 30 %.

Le point de bascule se calcule simplement. Le barème coûte, en impôt sur le revenu, 0,6 × TMI moins 0,068 × TMI, soit 0,532 × TMI. Il devient plus cher que le PFU dès que ce produit dépasse 12,8 %, c'est-à-dire à partir d'une tranche marginale d'environ 24 %. En pratique : le barème est gagnant jusqu'à la tranche à 11 % incluse, le PFU l'emporte à partir de la tranche à 30 %.

Dividendes étrangers, retenue à la source et crédit d'impôt

Un dividende versé par une société étrangère subit d'abord une retenue prélevée par le pays d'origine : 15 % aux États-Unis pour un résident français ayant rempli le formulaire W-8BEN, 26,375 % en Allemagne, 30 % en Belgique, 35 % en Suisse. La France impose ensuite le dividende sur son montant brut, avant retenue, mais accorde en contrepartie un crédit d'impôt conventionnel égal à la retenue prévue par la convention fiscale bilatérale.

Deux limites structurent ce mécanisme et sont intégrées à la simulation. D'abord, le crédit s'impute sur l'impôt sur le revenu et non sur les prélèvements sociaux : au PFU, il ne peut donc dépasser 12,8 % du brut, et l'excédent est perdu. Ensuite, lorsqu'un pays prélève au-delà du taux conventionnel (le cas suisse est le plus courant) la fraction excédentaire n'ouvre droit à aucun crédit et doit être réclamée directement à l'administration fiscale du pays source, par une procédure administrative distincte.

Le cas du PEA

Dans un plan d'épargne en actions, les dividendes ne sont pas imposés tant qu'ils restent dans le plan : ils se réinvestissent en franchise d'impôt, ce qui accélère nettement l'effet de capitalisation. La fiscalité intervient au moment du retrait. Après cinq ans, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % frappent le gain. Avant cinq ans, le gain est taxé à 30 % et le retrait entraîne en principe la clôture du plan.

Deux contraintes doivent être connues. Le PEA est limité aux titres de sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen : ni actions américaines, ni suisses, ni britanniques depuis le Brexit. Et la retenue à la source étrangère continue de s'appliquer aux titres non français logés dans le plan, sans aucun crédit d'impôt possible, puisque le PEA est exonéré d'impôt sur le revenu. Une action allemande en PEA perd donc définitivement 26,375 % de son dividende.

Ce que cette simulation ne dit pas

Le calcul raisonne sur les dividendes seuls, à situation familiale neutre. Il ne modélise ni le quotient familial, ni la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, ni le prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % avancé en cours d'année puis restitué, ni l'effet de l'option 2OP sur vos autres revenus mobiliers, qui peut inverser complètement la conclusion si vous percevez par ailleurs des plus-values importantes. Traitez le résultat comme un ordre de grandeur solide, pas comme une déclaration pré-remplie.

Questions fréquentes

Comment sont imposés les dividendes en France ?

Par défaut, les dividendes subissent le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez lui préférer le barème progressif en cochant la case 2OP de votre déclaration : le dividende bénéficie alors d'un abattement de 40 % avant application de votre tranche marginale, les prélèvements sociaux restant calculés sur le montant brut.

À partir de quelle tranche le PFU devient-il plus intéressant ?

Le barème l'emporte tant que votre tranche marginale ne dépasse pas 11 %. Au-delà, le PFU est plus favorable. Le point de bascule se situe autour de 24 % de tranche marginale : à ce niveau, l'abattement de 40 % et la CSG déductible de 6,8 % compensent tout juste l'écart avec le taux forfaitaire de 12,8 %.

Qu’est-ce que la CSG déductible de 6,8 % ?

Lorsque les dividendes sont imposés au barème progressif, 6,8 points de CSG sur les 17,2 % de prélèvements sociaux viennent en déduction de votre revenu imposable de l'année suivante. L'économie réelle vaut 6,8 % du dividende brut multiplié par votre tranche marginale. Elle n'existe pas avec le PFU, où la CSG n'est jamais déductible.

Comment fonctionne la retenue à la source sur les dividendes étrangers ?

Le pays d'origine prélève une retenue avant le versement : 15 % aux États-Unis, 26,375 % en Allemagne, 35 % en Suisse. La France impose ensuite le dividende brut, mais accorde un crédit d'impôt égal à la retenue conventionnelle, imputable sur l'impôt sur le revenu et non sur les prélèvements sociaux. La fraction de retenue supérieure au taux prévu par la convention doit être réclamée directement à l'administration du pays source.

Les dividendes d’un PEA sont-ils totalement exonérés ?

Non. Ils échappent à l'impôt tant qu'ils restent dans le plan, mais les prélèvements sociaux de 17,2 % sont dus sur le gain lors d'un retrait, après cinq ans. Avant cinq ans, le gain est taxé à 30 %. Par ailleurs, la retenue à la source étrangère reste prélevée sur les titres non français et n'ouvre droit à aucun crédit d'impôt dans un PEA.

Les autres calculateurs

Les informations publiées sur Dividending sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation d'achat ou de vente, ni une sollicitation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Vérifiez toujours les données auprès de sources officielles avant toute décision.